Un séjour à l’étranger, court ou long demande un minimum de préparatifs et de réflexions pour être réussi.

Etes-vous prêt à être coupé de votre entourage pendant quelques mois ?

Avant tout réfléchissez à votre projet : correspond-il vraiment à ce que vous cherchez, avez-vous bien évalué le budget dont vous aurez besoin, supporterez-vous facilement d'être loin de votre famille et de vos amis. Si vous partez dans le cadre d'un projet, préférez-vous le faire seul·e ou en groupe ?
Il faut donc répondre à toutes ces questions : Quoi ? Comment ? Pour quoi faire ? Où ? Combien de temps ?

  • Une des premières questions à se poser c’est évidemment de savoir si vous avez vraiment envie de partir à l’étranger pour étudier ou travailler ou dans le cadre d’un projet. Partez-vous suite à un « ras-le-bol » de votre situation actuelle ou sous la pression familiale ou parce que vous avez un projet bien concret ou pour découvrir la vie en autonomie ? Voulez-vous faire un "break" avant de reprendre des études ou de travailler ?
  • Les motifs de votre départ peuvent être nombreux : études ou travail à l’étranger, séjour linguistique, chantier international, … Il vous faudra trouver la bonne adéquation entre votre projet, le lieu où vous rêvez d’aller et celui qui est réellement approprié à votre propre personnalité. Et vous demander si vous êtes assez autonome et débrouillard·e pour vivre à l’étranger même une courte période.
  • Si vous partez en famille, assurez vous qu'il s'agit bien d'un projet commun. L'échec d'une expatriation peut aussi venir du fait qu'un des conjoints ne trouve pas son compte dans le projet. Pensez à la scolarité de vos enfants.
  • Votre pays de destination sera très important : analysez vos besoins, réfléchissez-y pour vous intégrer au mieux et éviter le choc culturel et psychologique qui peut survenir même si vous partez pour une courte période.
  • et les questions éthiques ? Réfléchissez à votre destination aussi en rapport avec le respect des droits de l'homme dans le pays ou le système politique.


Comment vous préparer au départ ?

  • Pensez à l’éloignement avec votre entourage et vos amis, à l’utilisation des moyens de communication dans votre pays de destination. On peut se connecter à internet pratiquement partout mais si vous êtes dans une région très isolée, vous serez probablement « déconnecté·e » du monde
  • Renseignez-vous sur la culture du pays, n’oubliez pas que si vous ne connaissez pas ou peu la langue le choc culturel peut être d’autant plus grand, essayez de ne pas vivre uniquement avec des francophones. Maîtrisez-vous suffisamment la langue du pays pour vous y installe r?
  • Organisez bien l’aspect administratif en fonction de votre séjour.
    Attention, si vous prenez une année sabbatique, n'oubliez pas que votre stage d'insertion sera retardé puisque vous n'êtes pas disponible sur le marché de l'emploi, les allocations familiales seront probablement suspendues et en ce qui concerne la mutuelle, elle ne prendra peut-être pas en charge le remboursement de vos soins de santé.
  • Pensez à choisir un logement adapté à votre séjour : famille d’accueil, résidence, appartement, hôtel, auberge de jeunesse, camping, … de nombreuses formules existent et les frais varient en fonction de la formule choisie.
  • Informez-vous : renseignez-vous à l’ambassade du pays où vous partez ou sur des portails comme http://europa.eu/youth ou http://vivrealetranger.studyrama.com ou sur celui du gouvernement du pays concerné. Il y a aussi dans de nombreux pays des portails spécifiques pour les jeunes (http://www.ijab.de/, http://www.justlanded.com/english/USA, https://www.informa-giovani.net/http://www.informagiovaniroma.it/, http://www.jcomjeune.com. Le site http://www.expatica.com/ donne des informations sur différents pays européens et hors Europe aux expatriés sur les visas, le travail, les études, l'enseignement, etc. Même certains Offices de tourisme peuvent avoir des informations intéressantes.

Mise à jour 2019

Vous avez envie de partir à l'étranger, d'apprendre une langue, de faire un job, de travailler ou d'avoir une première expérience professionnelle à l'étranger ? Avant de partir et en fonction de votre projet, vous devrez probablement faire une série de démarches administratives.

Documents à emporter

  • Carte d'identité et passeport : si êtes membre de l'EEE, et que vous partez dans un pays de l'Union européenne, votre carte d'identité valide suffit. Hors EEE, votre carte d'identité belge ne suffira pas, il vous faudra un passeport (document officiel de voyage, utilisable partout dans le monde). Vous pouvez l'obtenir dans votre administration communale, dans les 10 jours suivants votre demande (une procédure d'urgence existe pour l'obtenir dans les 24h). Pour savoir si vous avez besoin d'un passeport, consultez le site de l'Ambassade du pays où vous allez.
    Attention, il faut 10 jours ouvrable pour recevoir son passeport de l'administration communale ! Il est possible de l'obtenir en 1 jour mais le prix est plus élevé.
    En cas de perte, adressez-vous à l'Ambassade belge du pays où vous séjournez. Si vous êtes mineur·e vous aurez besoin d’une autorisation parentale si vous voyagez seul·e. Vous pouvez avoir de plus amples explications sur cette autorisation auprès d’une administration communale.
  • Visa : le visa vous permet d’entrer dans un pays. Hors Europe vous aurez, en général besoin d'un visa qui vous autorise à entrer et séjourner dans le pays, à demander à l'Ambassade ou le Consulat du pays concerné avant votre départ. Il existe des visas pour études, tourisme, travail.
  • Autorisation parentale : si vous êtes mineur·e, il est préférable d'avoir une autorisation parentale avec signature légalisée par la commune.
  • Inscrivez-vous sur TravellersOnline, le site du SPF Affaires étrangères. Le SPF pourra vous contacter rapidement en cas de crise majeure (catastrophe naturelle, crise politique, accident, etc.).
  • Extrait d’acte de naissance (peut vous être utile en fonction du type de séjour)
  • Permis de conduire : votre permis de conduire belge est valable dans les États membres de l'Union Européenne, au Liechtenstein, en Norvège et en Islande (Espace Économique Européen). Hors Europe, vous pourrez conduire avec un permis de conduire international que vous pouvez demander à votre administration communale avant votre départ. Il a une validité de 3 ans. Si votre résidence principale est à l'étranger, vous devrez obtenir un permis de conduire local ou échanger votre permis de conduire belge contre un permis local.
    Plus d'infos sur le site du SPF Mobilité
  • CV et lettre de motivation : si vous cherchez du travail à l’étranger, n’oubliez pas de les traduire et de les adapter aux habitudes et exigences des employeurs du pays.
  • Banque et argent : En fonction de votre type de séjour et de sa durée, vous utiliserez de l'argent liquide, votre carte bancaire, carte de crédit ou travellers chèques. Si vous partez pour une longue durée, renseignez-vous auprès de votre banque pour connaître les conditions pour ouvrir un compte dans le pays où vous allez séjourner. L’argent dont vous aurez besoin dépendra évidemment de votre destination, de votre type de séjour et de votre manière de consommer impulsive ou prudente. Le pays où vous vous rendez est évidemment très important. Dans certains pays les loyers sont très élevés, dans d’autres ce sont les transports, …
  • Diplômes : prenez une copie de vos diplômes. il est possible qu’un employeur à l’étranger demande la validation de vos diplômes par le Centre Naric.
  • Carte d'étudiant international : plusieurs cartes permettent d'avoir des réductions : carte ISIC et IYTC, ITIC, carte jeunes européenne. Plus d’infos : http://www.jeminforme.be/index.php/loisirs-vacances/cartes-etudiant.
  • Bulletins scolaires de vos enfants s’ils partent avec vous.

Résidence

  • Déclarez votre départ à la commune où vous êtes inscrit. Si vous ne voulez pas conserver une inscription en Belgique, vous recevrez une attestation de radiation. Ce certificat de radiation vous permettra de vous inscrire à l'ambassade ou au consulat belge à l'étranger. Vous bénéficierez alors de facilités dans vos démarches administratives (carte d'identité, passeport, état civil, nationalité).
  • Si vous pensez résider pour une longue période à l'étranger, vous pouvez être considéré comme temporairement absent et conserver votre inscription en Belgique. Si possible, donnez votre adresse à l'étranger à l'administration communale.
  • Si vous n'avez pas fait votre déclaration avant votre départ, vous pourrez le faire au consulat ou à l'ambassade belge à l'étranger dans les 2 mois de votre arrivée. Vous recevrez un certificat de radiation.

La sécurité sociale

La sécurité sociale, c’est un système de solidarité qui permet de recevoir les allocations familiales, la mutuelle, le chômage, etc. Si vous partez définitivement à l'étranger, vous n'aurez probablement plus aucun lien avec la sécurité sociale belge. Si vous partez temporairement, il est possible de maintenir certains droits, dans beaucoup de situations. D'où l'importance de bien vous renseigner avant votre départ.

  • Allocations familiales : Si vous êtes encore étudiant, vous recevrez (ou vos parents) probablement des allocations familiales si vous étudiez à l'étranger. Avant 18 ans, les allocations familiales sont accordées inconditionnellement. Entre 18 et 25 ans, les études à l'étranger ne sont pas un obstacle pour continuer à recevoir les allocations familiales. Cela dépendra essentiellement du type d’études que vous suivrez et du pays dans lequel vous irez étudier. Pour d’autres types d’activités comme le travail au pair par exemple, ce sera à vérifier évidemment avant votre départ avec Famifed (Agence fédérale pour les allocations familiales)
  • Mutuelle : Pour des séjours courts, si vous travaillez ou étudiez dans un pays de l'Union européenne, demandez à votre mutuelle la CEAM (carte européenne d’assurance maladie). Cette carte vous permettra de voir vos soins de santé remboursés dans tous les pays de l'Union européenne et en Suisse, Islande, Liechtenstein, Norvège.
    Les étudiants sont couverts par la mutuelle des parents jusqu’à 25 ans maximum. Si vous avez plus de 25 ans, vous devrez prendre une mutuelle/assurance santé à votre nom. Dans les deux cas, vérifiez bien que votre mutuelle/assurance couvre le pays dans lequel vous vous rendez, sinon il faudra prévoir une assurance complémentaire.
    Pour des séjours longs, si vous travaillez en dehors de l'Union européenne, vous pouvez vous affilier à l'ONSS/Sécurité sociale d'outre mer (ex ORPSS).
    Pour les séjours dans un pays de l'E.E.E + Suisse, vous trouverez des informations quant aux remboursements des soins de santé dans différents pays européens sur le site de l'Inami (Institut national d'assurance maladie-invalidité) : si vous travaillez ou si vous étudiez
  • Chômage :
    • Études ou formation à l'étranger : les jeunes en stage d'insertion ou les chômeurs complets peuvent suivre une formation ou des études à l'étranger sous certaines conditions. La période de formation à l'étranger peut être prise en compte dans la durée du stage d'insertion. Les chômeurs complets peuvent obtenir une dispense, c'est-à-dire qu'ils peuvent refuser un emploi et ne doivent pas être disponibles sur le marché de l'emploi pendant cette période (de 3 mois à 1 an maximum).
    • Chercher du travail à l'étranger : si vous voulez trouver un travail à l'étranger et que vous êtes chômeur complet indemnisé, il est possible d'exporter vos allocations de chômage sous certaines conditions pendant 3 mois (au maximum 6 mois).
    • Participer à une action humanitaire : si vous avez envie d'aider à la construction d'un puits, vous occuper d'enfants dans un orphelinat ou travailler dans un centre de santé à l'étranger, et que vous êtes chômeur complet indemnisé, cela est possible sous certaines conditions. Vous pourrez obtenir une dispense de 4 semaines (au maximum de 3 mois).
    • Participer à une manifestation culturelle ou sportive : dans certaines conditions, il est possible de participer à ce type de manifestation pendant 4 semaines au maximum.
    • Travailler dans un pays en développement : si vous êtes jeune demandeur d'emploi et que vous bénéficiez d'allocation d'insertion, vous pouvez partir via une ONG, pendant 4 à 12 mois.
    • Travailler à l'étranger à long terme : si vous partez définitivement travailler à l'étranger, vous n'aurez évidemment plus droit aux allocations de chômage comme si vous étiez resté en Belgique.
      Plus d'infos sur le site de l'Onem

Les impôts

Si vous travailler à l'étranger et que vous y êtes domicilié, rien de plus simple pour les impôts, vous les payez dans le pays où vous résidez. Cela se complique si vous travaillez temporairement à l'étranger en fonction du pays où vous vous trouvez. En effet, il faudra vérifier si la Belgique a conclu une convention internationale avec ce pays. Si ce n'est pas le cas, le risque est de devoir payer deux fois des impôts. Il y a une exception si vous travaillez maximum 183 jours à l'étranger (on prend en compte les jours d'arrivée et de départ), vous serez imposé en Belgique.

Santé

  • Vaccins : avant de partir, vérifiez avec votre médecin si vous devez faire certains vaccins. En Belgique, seul le vaccin contre la poliomyélite est obligatoire. Ceux contre la diphtérie-tétanos-coqueluche, rougeole, rubéole, oreillons, Hib Haemophilius B, hépatite B, méningite C sont courants.
    Pour connaître la situation de ces différentes maladies dans le pays où vous allez étudier ou travailler, vous trouverez de précieuses informations sur le site de l'Institut de médecine tropicale. Si vous partez pour une longue période, n’oubliez pas votre carnet de vaccination.
  • Des vaccins n'existent pas pour toutes les maladies : malaria, Sida notamment. Protégez-vous !
  • Pharmacie : emportez vos médicaments, vous ne les trouverez peut-être pas facilement sur place. A l'étranger, faites attention aux médicaments que vous achetez : date de péremption, essayez de savoir si le médicament est interdit en Belgique, bref vérifiez tout pour plus de sécurité !
  • Carte avec votre groupe sanguin

Drogues

Attention à la législation en vigueur en matière de drogues dans le pays où vous allez. On entend régulièrement parler dans les médias de lourdes condamnations pour détention ou consommation de drogues. Vérifiez vos bagages, ne transportez aucun colis pour quelqu'un.

Logement

Trouver un logement adéquat peut prendre du temps, commencez votre recherche bien avant votre départ. Il existe de nombreuses maisons d’hôtes ou des auberges de jeunesse à des prix abordable.
Pour un logement à long terme, il y a de nombreux sites d’offres. Le montant des loyers est très variable en fonction du logement et du pays. La colocation permet de réduire les frais. Séjourner en famille d’accueil est une solution moins couteuse tout comme loger en résidence universitaire.

Argent

Vos frais seront très variables en fonction du type de séjour et du pays. Entre le loyer, les transports, la nourriture, les vêtements, les loisirs, la santé, l’abonnement internet, il va vous falloir bien évaluer vos besoins pour prévoir l’argent dont vous aurez besoin.

Mise à jour 2019

Via une bourse

Réaliser un projet de mobilité en Belgique peut être une première étape avant de se lancer dans l’aventure internationale. Différentes possibilités de soutien financier existent via le Bureau International Jeunesse.

Appel à projets Citoyens d'Europe

Par cet appel à projets annuel, une aide financière est accordée aux projets de rencontres et de créations sur le thème d'une Europe citoyenne. Les projets doivent avoir lieu en Fédération Wallonie-Bruxelles et impliquer des jeunes de 15 à 30 ans. L'appel à projets est diffusé via la rubrique Les offres du BIJ.

Programme Bel’J

Bel’J a été mis en place par les Ministres de la jeunesse des 3 Communautés belges pour permettre aux jeunes de découvrir leurs cultures respectives et d’améliorer leurs compétences linguistiques en étant volontaire dans une association située dans une autre Communauté belge. Géré par le BIJ en Fédération Wallonie-Bruxelles, Bel’J soutient les projets de volontariat réalisés par des jeunes de 16 à 30 ans dans une association située dans une autre Communauté belge pour ainsi améliorer leurs compétences linguistiques et découvrir comment vivent les jeunes flamands ou germanophones.

L’aide financière est une bourse forfaitaire de 33 euros par jour (avec un maximum de 1.320 €). Le jeune doit trouver une association prête à l’accueillir en Communauté flamande ou germanophone et organiser pratiquement son séjour (projets de minimum 2 semaines et maximum 3 mois, d’affilée ou s’étalant sur une durée de 6 mois). Le BIJ offre un accompagnement dans la recherche de l’association et une aide dans les démarches administrative.

Important: pour participer au programme Bel’J, les organisations d’accueil doivent être accréditées par les organismes qui gèrent le programme Bel’J dans leur Communauté respective. Si vous trouvez une association dans une autre Communauté prête à vous accueillir (qui n’est pas encore accréditée), contactez un chargé de projet Bel’J (voir notre équipe) qui expliquera la marche à suivre.

Le programme Bel’J prévoit également 2 actions destinées aux travailleurs de jeunesse et permettant la coopération avec des associations situées en Communauté flamande ou germanophone: le job shadowing et les projets de coopération.

Un appel à projets de rencontres qui réunissent des jeunes de 12 à 25 ans issus des 3 Communautés belges est également lancé chaque année dans le but de leur permettre de découvrir comment chacun vit et d’ainsi promouvoir des valeurs de tolérance, de compréhension et d’ouverture entre jeunes.

En savoir plus: https://www.lebij.be/belj/

Appel à projets mini mob

Cet appel lancé par le BIJ chaque année soutient des initiatives collectives et des projets qui amènent des jeunes à découvrir un autre milieu, un autre quartier, un autre territoire, un autre groupe de jeunes, d’autres structures ou d’autres lieux de vie…L’objectif à long terme est de favoriser une mobilité des jeunes pour leur permettre d’envisager un projet international dans un deuxième temps. Mini mob concerne des groupes de 10 à 20 jeunes de 13 à 25 ans encadré par un animateur qui réalisent un projet de mobilité innovant inter-associations, inter-structures, inter-quartiers, inter-territoires, inter-communautés... en utilisant le théâtre, le sport, la culture, la musique... comme outil de rencontre. Les projets peuvent avoir lieu dans toute la Belgique mais aussi la France, le Luxembourg, l'Allemagne ou les Pays-Bas. Exigences: projet d’un jour: activité autour d’une thématique et projet de 2 jours: au moins une activité/rencontre autour d’une thématique avec un autre groupe du lieu où se déroule l'activité/rencontre. Le soutien du BIJ est de 25 €/participant pour les projets d'un jour et de 50 €/participant pour les projets de 2 jours avec hébergement. L'appel à projets est diffusé via la rubrique Les offres du BIJ

En savoir plus : https://www.lebij.be/minimob/

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