Vous avez envie de découvrir d’autres horizons en travaillant et en apportant votre aide ? C’est réalisable grâce à la coopération au développement. De nombreux pays en voie de développement et faisant partie des pays du sud éprouvent encore beaucoup de difficultés face à la pauvreté grandissante au sein de leurs populations. Les dons et les parrainages n’étant plus suffisants, il y a une demande accrue de personnes ayant de l’expérience professionnelle, des compétences et des diplômes bien spécifiques. Ces personnes sont sollicitées pour former et aider ses populations pour la plupart défavorisé. La coopération au développement permet également à de jeunes coopérants de développer des compétences complémentaires dans le cadre d’une aide humanitaire.
En Belgique, c’est la Direction Générale de la Coopération au Développement et Aide humanitaire (DGCD), qui gère le développement des projets pour lutter contre la pauvreté et améliorer les droits des pays pauvres. Enabel (Agence belge de développement) est responsable de la mise en oeuvre et de l'exécution de la coopération gouvernementale belge.

Quelles ONG ? Quelles institutions ?

Il existe trois types de coopération au développement: la coopération non-gouvernementale (indirecte), gouvernementale (directe) et multilatérale. Cela permet aux coopérants de pouvoir travailler dans différents secteurs d’activité.

  • la coopération non gouvernementale: programmes ou projets dans un pays partenaire, financés ou cofinancés par l'Etat belge sur la base d'une convention avec un tiers, qui répond de l'exécution du projet ou du programme. Ce type de coopération est organisée par les ONG, les universités ou autres. Elles mettent en place des projets qu’elles réalisent et coordonnent elle-même et sont soutenues par l’Etat.
  • la coopération gouvernementale : programmes ou projets dans un pays partenaire, financés ou cofinancés par l'Etat belge sur la base d'une convention avec un tiers, qui répond de l'exécution du projet ou du programme.
  • la coopération multilatérale : programmes ou projets financés par l'Etat belge et exécutés par une organisation internationale et des contributions belges à des organisations internationales pour leurs programmes ou projets de développement.
    Ces deux derniers types de coopération sont organisés par les institutions internationales, européennes, fédérales, communautaires ou régionales. Elles exécutent des missions, des projets au nom des états, ou organismes internationaux  qu’elles représentent.

Devenir coopérant

Devenir coopérant n’est pas la même chose que d’être bénévole/volontaire au sein d’une association ou d’une ONG. Etre coopérant au développement vous permet d’avoir un statut social. Les coopérants sont pour la plupart des personnes ayant des compétences ou une expérience professionnelle pouvant aider à soutenir, à aider, à former dans les pays du sud.
Certaines formations et études, plus que d’autres, permettent d’obtenir un travail dans la coopération au développement. Les études d'ingénieur, d'économistes ou d’expert en gestion de budget sont fortement demandées ainsi que dans le domaine médical (médecin spécialisé ou généraliste, infirmier (ère), kinésithérapeute, pharmacien, nutritionniste...), de l’agronomie, de l’enseignement, de l’éducation(éducateur), de juriste... Ils engagent également des diplômés en sciences politiques, sciences de l'éducation, sciences du travail.
Une bonne connaissance d’une ou de plusieurs langues étrangères est un atout considérable, car la plupart des postes de coopérants sont dans les pays de langue latine, en Afrique ou en Asie.

Comment se préparer ou avoir une première expérience ?

Il existe des formations courtes sur la coopération au développement qui permettent, notamment, de mieux connaître les réalités politiques, sociales, économiques et culturelles des pays du Sud.
Quinoa propose à toute personne de s’impliquer bénévolement dans des actions solidaires, en Amérique latine, en Afrique et en Asie, à travers ses projets internationaux.
Pour les jeunes de 20 ans au moins, le Programme Junior offre la possibilité d’acquérir une première expérience professionnelle dans le secteur de la coopération au développement sur le terrain.

Jeune demandeur d’emploi et coopérant

Il est possible pour les jeunes demandeurs d’emploi d’avoir une première expérience de 4 à 12 mois en tant que coopérant. Le jeune est amené à suivre un programme ou un projet, mis en place par une ONG agréée ou par Enabel dans un pays reconnu comme en voie de développement par l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques).

Conditions

En tant que jeune demandeur d’emploi ,vous devrez tout d’abord introduire une demande de dispense auprès de l’ONEM.

Pour cela vous devez :

  • être chômeur complet indemnisé et percevoir des allocations d’insertion (ce sont les allocations que l’on reçoit après avoir effectué un stage d’insertion professionnelle de 1 an auprès d’ACTIRIS, du FOREM, de l’ADG (Arbeitsamt der Deutschsprachigen Gemeinschaft) et du VDAB après ses études)
  • conclure une convention d'envoi pour un projet déterminé avec l'ONG de votre choix.
    « L'activité doit être effectuée dans le cadre: soit d'une convention acceptée par le Ministre de l'Emploi et du Travail; soit d'un projet de coopération au développement qui a été proposé par une O.N.G. de coopération au développement reconnue par le Ministre responsable et qui a été agréé par ce même Ministre. » cfr : www.onem.be
  • suivre une formation de courte durée auprès d'Enabel (https://www.enabel.be/fr)
  • compléter le formulaire C97B disponible sur le site de l’ONEM, le formulaire doit également être complété par l'ONG

Bien avant votre départ, vous devrez introduire auprès de l’ONEM le formulaire de demande de dispense  par l’intermédiaire de l’organisme de payement de vos allocations d’insertion (la CAPAC ou de votre syndicat).

La dispense vous permettra de :

  • pouvoir refuser tous les emplois proposés durant cette période
  • pouvoir bénéficier de vos allocations d’insertion durant toute la période
  • ne plus être inscrit comme demandeur d’emploi
  • ne plus être obligé d’être disponible sur le marché de l’emploi
  • ne plus avoir à remettre la carte de contrôle tous les mois
  • ne plus devoir résider en Belgique pendant cette période (mais vous devrez garder votre domicile en Belgique)

Si la réponse à votre demande est négative, vous pourrez introduire un recours par requête écrite dans les 3 mois auprès du Tribunal du Travail.

Au retour

Vous devrez vous présenter auprès de votre organisme de paiement qui vous délivrera une nouvelle carte de contrôle et vous réinscrire comme demandeur d’emploi dans 8 jours qui suivent votre retour en Belgique.
Si votre séjour s’est terminé plus tôt que prévu, vous devez prévenir par une lettre recommandée votre organisme de paiement.

mise à jour 2018